A plusieurs reprises, la Constituante a débattu des référendum obligatoires. Ce dernier est un outil récent de la démocratie genevoise, né juste avant "l'accident" électoral des années 1990, qui a vu la gauche prendre la majorité du parlement pour la première fois de l'histoire.
Un référendum obligatoire conditionne l'adoption d'une loi par le parlement, à une confirmation par les urnes. Ainsi, le travail du parlement se voit, en cas de référendum obligatoire, être systématiquement visé par le Souverain. Aujourd'hui à Genève, il existe deux référendums obligatoire: en matière de logement (obtenu par la gauche) et en matière fiscale (obtenu par la droite).
La constituante a abaissé le nombre de signatures nécessaires pour les référendums législatifs. Une mesure qui a eu le mérite de provoquer de vives réactions au sein des partis traditionnellement majoritaires au parlement. Pourtant, le feu n'est vraiment pas dans la maison.
L'élargissement des droits populaires fait partie d'un des 5 enjeux majeurs de la constituante. Cet élargissement inclut naturellement le droits de votes et d'éligibilité pour les personnes étrangères, mais aussi le nombre de signatures requises pour lancer une initiative populaire ou un referendum.
Actuellement, il faut 10'000 signatures pour lancer une initiative populaire. Certains élus considèrent ce chiffre bien trop faible. Croissance démographique oblige, il serait à l'origine des nombreux blocages en vigueur à Genève.
Alors que la constituante a finalement fait progresser la question des droits civiques aux personnes étrangères de quelques millimètres seulement, une seule question se pose : de quoi avons-nous peur ?
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